Les erreurs que nous avons corrigées, et ce qu'elles ont appris
Quatre défauts trouvés sur nos propres pages, ce qu'ils produisaient, et la règle qui en est sortie à chaque fois. Publier ses erreurs est le seul moyen de rendre une méthode crédible.
contient une mesure de ce site
Un site de prix qui ne publie jamais d’erreur n’est pas un site sans erreur : c’est un site dont personne, y compris ses auteurs, ne connaît le taux d’erreur. Voici quatre défauts trouvés et corrigés.
1. Le prix au mètre carré incluait les dépendances au numérateur
Une vente d’appartement avec garage porte le prix de l’ensemble, et nous divisions par la seule surface habitable. Le prix au mètre carré était donc surévalué pour les biens avec annexes.
Ce que cela produisait : une légère surestimation, faible en moyenne et sensible sur les biens à grande dépendance.
Ce que nous avons fait : le filtre de prix au mètre carré, entre 200 euros et 30 000 euros, écarte les cas extrêmes. Le biais résiduel subsiste et il est écrit sur la page de méthode. Nous ne prétendons pas l’avoir supprimé.
La règle : un biais qu’on ne peut pas corriger doit être écrit, pas atténué en silence.
2. Les mutations multi-lots étaient comptées plusieurs fois
Une même vente produit une ligne par lot dans la source. Sans regroupement, une maison avec deux parcelles comptait deux fois.
Ce que cela produisait : un nombre de ventes gonflé, et une médiane déformée au profit des biens à plusieurs lots.
Ce que nous avons fait : le regroupement par mutation. C’est ce qui explique l’écart entre 20 382 915 lignes lues et 3 991 842 ventes retenues.
La règle : l’unité de compte doit être définie avant tout calcul, et publiée.
3. Les biens neufs étaient mélangés à l’ancien
Ce que cela produisait : des médianes plus élevées dans les communes où se construit beaucoup, sans que le marché de l’ancien ait bougé.
Ce que nous avons fait : 99 632 ventes de biens neufs ou en état futur d’achèvement sont écartées.
La règle : deux marchés distincts ne s’additionnent pas dans une même médiane.
4. Les prix des localités étaient publiés sans seuil suffisant
Les premières versions publiaient un prix de quartier dès quelques ventes. Une seule vente atypique déplaçait le chiffre de plusieurs centaines d’euros au mètre carré.
Ce que nous avons fait : un seuil de 12 ventes par localité. Sur 44 493 localités identifiées, 20 761 l’atteignent.
La règle : un seuil est un aveu d’ignorance utile. Il vaut mieux une page vide qu’un chiffre qui a l’apparence d’une mesure.
Ce que nous n’avons pas corrigé, et pourquoi
L’effet de composition dans les évolutions. Nos évolutions, 11,5 % pour les appartements et 14,0 % pour les maisons sur la période, ne sont pas corrigées de la qualité des biens vendus. Le corriger demanderait d’apparier les reventes du même local, ce que nous n’avons pas fait.
Le mélange des biens vendus libres et occupés. La source ne les distingue pas.
L’absence de l’état des biens. Absente de la source, définitivement.
La règle générale, qui vaut au-delà de ce site
Quand un chiffre change, l’ancienne définition reste lisible à côté de la nouvelle, avec sa date. On n’efface pas un chiffre publié : on le corrige en disant ce qui a changé.
C’est plus encombrant, et c’est la seule façon qu’un lecteur ait de savoir si le chiffre qu’il a cité l’an dernier vaut encore.
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Les chiffres cités viennent des demandes de valeurs foncières publiées en Licence Ouverte, et leur calcul est décrit sur la page de méthode. Ce site n'est ni un agent immobilier, ni un notaire, ni un service d'estimation : il publie des ventes passées et montre lesquelles.